Ant-Man

Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace…

Initialement prévu pour être le film d’ouverture de la troisième phase du MCU, Ant-Man s’est finalement retrouvé à clôturer la deuxième phase en lieu et place du second Avengers. Après un développement chaotique, suite au départ d’Edgar Wright, de nombreuses craintes se sont éveillées auprès des fans du plus petit des super-héros Marvel. D’autant que le talent d’Edgard Wright n’est plus à démontrer après sa célèbre trilogie Cornetto (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Le Dernier Pub avant la Fin du Monde). Avec Ant-Man c’est à une nouvelle origin story à laquelle nous avons à faire, la deuxième de la phase 2 si on prend en compte l’excellent Gardien de la Galaxie. Mais la nouveauté dans ce MCU c’est que ce nouveau-métrage de cet univers étendu est le premier film où l’on assiste à un passage de flambeau d’un héros, Hank Pym (Michael Douglas) à un futur héros, Scott Lang (Paul Rudd).

Dès l’introduction, le film est directement connecté au MCU, grâce à un très bon flash-back mettant en scène Hank Pym jeune dans les locaux du S.H.I.E.L.D., le fameux Triskell à la destruction duquel on a assisté lors du très bon Captain America : Le Soldat de l’Hiver. Au passage, on en profite pour admirer l’excellent travail de rajeunissement effectué par ILM sur le visage de Michael Douglas (de quoi faire pâlir les équipes du dernier Terminator) ou du vieillissement de l’Agent Carter (Hayley Atwell). Plusieurs autres connexions à l’univers du MCU sont d’ailleurs présentes dans le film, notamment lors d’une séquence, réalisée avec beaucoup moins de subtilité que l’introduction. Une première faiblesse du passage de main à l’écriture et à la réalisation entre les deux équipes.

L’autre faiblesse qui est bien plus douloureuse, vient dans du traitement de l’humour qui est très aléatoire. C’est probablement sur ce point que l’on remarque le manque à gagner du départ d’Edgar Wright. On oscille entre des séquences vraiment drôles, la séquence qui ressort le plus sur ce point vient du combat final qui démarre dans un attaché case et qui se termine dans une chambre d’enfant entre Ant-Man et le méchant du film Darren Cross/Yellow Jacket (Corey Stoll), et des séquences où l’humour est assez consternant, la plupart venant des soi-disant sidekicks rigolos. Des sidekicks qui en plus de n’être jamais drôles, ont un relent sexiste beaufisant sur quelques répliques. Heureusement, ce sexisme est contrebalancé par le personnage de Hope Van Dyne (Evangeline Lilly), notamment sur les scènes où elle entraine Scott Lang. Un personnage qui montera sûrement en puissance dans le futur Ant-Man & The Wasp, et on a déjà hâte.

Au niveau de l’histoire, le film s’appuie essentiellement sur les relations pères/filles comme cœur du film, en plus de la relation de passation de pouvoir maître et élève entre Hank Pym et Scott Lang, au détriment du développement du méchant qui est relayé au second plan. Un sous-développement du méchant qui se révèle être aussi manichéen que l’était Malekith dans Thor : Le Monde des Ténèbres. A leur décharge, il était relativement difficile de laisser plus de place à Yellow Jacket sans rallonger le film.

Malgré ces quelques-points faibles, le film possède tout de même une grande force, à savoir la totalité des séquences où Ant-Man et ses soldats fourmis sont en action, notamment dans la grande séquence de cambriolage. Là où le reste du film ne proposait pas une grande mise en scène, ces séquences d’actions sont quant à elles très réussies jouant superbement avec les rétrécissements et les agrandissements des différents protagonistes et des objets du film. Ces séquences apportant soit un dynamisme inattendu et bienvenu, soit des gags plutôt efficaces. Ant-Man est donc une sympatique origin story, bien interprété par ses acteurs (Michael Douglas en tête) mais qui aurait mérité un meilleur sort si Marvel et Edgar Wright s’étaient bien entendus. Ce qui est quand même bien dommage. Ant-Man avait tout le potentiel d’être un grand Marvel avec Edgar Wright aux manettes, malheureusement le destin en a voulu autrement. Peyton Reed fait le job pour arriver à sauver le projet en proposant quelques séquences plutôt réussies mais ce n’est pas suffisant pour nous faire oublier le départ d’Edgar Wright.

RÉALISATION : Peyton Reed
AVEC : Paul Rudd, Evangeline Lilly, Corey Stoll, Michael Douglas, Bobby Cannavale, Michael Peña, T.I….
ORIGINE : États-Unis
GENRE : Action, Science-fiction, Super-héros
DATE DE SORTIE : 14 juillet 2015
DURÉE : 1h57
BANDE-ANNONCE

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