Man of Steel

RÉALISATION : Zack Snyder
AVEC : Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon, Diane Lane, Russell Crowe, Antje Traue, Harry Lennix…
ORIGINE : États-Unis, Canada, Royaume-Uni
GENRE : Action, Science-fiction, Super-héros
DATE DE SORTIE : 19 juin 2013
DURÉE : 2h23
BANDE-ANNONCE
SYNOPSIS : Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité.

Dragon Ball Z

Après la sortie de la trilogie Dark Knight de Christopher Nolan, la Warner continue sur sa lancée des adaptations des œuvres de DC Comics, mais cette fois c’est au tour de Superman de montrer l’étendue de ses pouvoirs sur grand écran avec ce Man of Steel. Ce dernier avait personnellement deux objectifs bien précis, en plus de la qualité globale d’un film. Tout d’abord, celui de me faire aimer le personnage de Superman, héros que j’ai rarement apprécié que ce soit dans les comics ou dans les précédentes adaptations, qu’elles soient sur grand ou petit écran. Le deuxième objectif était de voir si Zack Snyder allait rehausser son niveau en tant que réalisateur car depuis son tout premier film, L’Armée des Morts, ses films ont baissé en qualité, les uns après les autres (hormis Le Royaume de Ga’Hoole).

Première séquence du film et déjà une première surprise, où l’on retrouve une planète Krypton différente de ce que l’on a pu voir auparavant avec un déclin tout aussi changeant servant une critique écologique non dénuée d’intérêt. Un très bon point. Le seul bémol sur la nouvelle vision de la planète d’origine de Superman et de son peuple, c’est d’avoir pioché dans la mythologie de Matrix et dans le bestiaire d’Avatar, piocher dans les comics auraient été une meilleure idée. Dans l’ensemble, le scénario du film est assez aléatoire on passe régulièrement d’une bonne idée à une situation totalement improbable ponctuée de répliques clichées et inutiles. Exemple, le coup du chien que la famille Kent laisse dans la voiture alors qu’un danger imminent est proche. Le sempiternel cliché du baiser entre les héros en gros plan, et les dialogues du type « oh mais il est trop craquant », ce n’est pas exactement ça mais l’idée est là. On aurait pu croire que le coté beau gosse de Superman serait mis de côté, mais ce cliché à décidément la vie dure, tout comme la propagande God bless America toujours aussi prise au sérieux. La trame scénaristique possède quand même des éléments intéressants sur le passif de Clark Kent qui sont amenés à chaque fois sous la forme de souvenir/ellipse temporel qui permet de voir sa progression en même temps que sa quête pour découvrir ses origines. La meilleure idée du scénario pour moi. Une autre bonne idée du scénario est le traitement du grand méchant du film, le Général Zod, certes il reste manichéen mais le mobile de ses actes est plutôt convaincant et compréhensible.

La réalisation est tout aussi aléatoire que le scénario, c’est-à-dire que les parties centrées sur les personnages sont filmés à la manière d’un film d’auteur raté, avec des plans à l’épaule pour la plupart du temps. A croire que le cinéma américain ne sait plus ce qu’est un trépied. En revanche, les scènes d’action sont quand à elle assez réussies avec pour la plupart du temps de la fluidité servie par une avalanche d’effets spéciaux assez maîtrisés, sauf la course poursuite en aérienne entre le Général Zod et Superman qui est mal exécutée et donne un résultat numérique trop visible.

Les comédiens sont dans l’ensemble assez convaincants, hormis Amy Adams (Lois Lane) dû essentiellement à un personnage mal écrit qui ne lui laisse malheureusement très peu de marge de manœuvre afin de s’investir totalement dans son personnage. L’autre comédien régulièrement à côté de la plaque est sans aucun doute Michael Shannon, le Général Zod, dès que le Monsieur s’énerve un peu (ce qui est fréquent) il est la majeure partie en surjeu faisant perdre toute crédibilité au personnage.

Man of Steel possède en revanche un gros point noir, c’est le ton de l’histoire et du scénario, déjà présent dans la trilogie Dark Knight de Nolan. Ce dernier ne sait toujours pas sur quel pied danser (car Nolan est présent à l’écriture), il veut donner à ses films un aspect plus sombre au super-héros de chez DC Comics que ceux de chez Marvel, ce qui n’est pas une erreur en soi, car c’est souvent le cas dans les comics. Mais il alterne entre un ton sérieux et plus léger ce qui fait perdre au film toute cohérence et fait instinctivement décrocher par manque de repère. Au final ce film nous trompe sur sa propre marchandise, la sincérité des Marvel qui se veulent être du divertissement et qui le sont totalement sont plus appréciable, plutôt qu’un film qui se veut sérieux et qui au final ne l’est que très peu quand on gratte un peu plus loin que l’emballage.


Si DC Comics veulent rattraper leur retard sur Marvel, soit il faudra que l’entreprise change de politique soit qu’elle délègue à quelqu’un d’autre que Nolan, l’histoire et le ton de leurs héros.

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