Minuscule 2 : Les Mandibules du Bout du Monde

7 ans après l’arrêt de la mini-série et 5 ans après le premier film, la courageuse coccinelle, héroïne du premier film, est de retour pour de nouvelles aventures. Après une introduction d’une grosse dizaine de minutes ou les auteurs nous font revivre le désormais traditionnel conflit entre fourmi noire et fourmi rouge (décidément elles ne sont pas prête de s’entendre ces deux colonies là), le tandem Szabo-Giraud laisse place à la nouveauté, tout en gardant l’essence de ce qui faisait le charme du premier film : la combinaison harmonieuse de la prise de vue réelle et de l’animation. Comme tout bonne suite, il faut absolument du renouvellement pour ne pas faire un simple copié-collé. Et, ça tombe bien, le changement se trouve à tous les niveaux : nouveau décor, nouveau bestiaire et surtout nouveaux objectifs et nouvelles péripéties. C’est ainsi que nous sommes catapultés (par avion) en Guadeloupe, en compagnie d’un-e descendant-e de la coccinelle héroïne du premier opus, qui va vivre à son tour des aventures riches en émotion (pour son personnage comme pour les spectateurs, surtout les plus petits), alors que son papa ou sa maman (selon l’interprétation de chacun-e) essaye par tous les moyens de retrouver sa progéniture.

À l’instar du premier film, les références de ce deuxième Minuscule, les références cinéphiles sont nombreuses et peut-être même beaucoup plus. On passe allègrement des différentes productions Amblin Entertainment, aux Révoltés du Bounty (et films de pirates) et aux Dents de la Mer, tout en passant par certains contes comme Pinocchio et Peter Pan. Mais la référence la plus évidente de cette suite est à chercher de l’autre côté du monde, dans les travaux de celui qu’on surnomme le maître de l’animation japonaise, le réalisateur Hayao Miyazaki. Que ce soit au travers de la magnifique musique signée Mathieu Lamboley (très certainement inspiré de Joe Isaichi) ou de la thématique écologique qui est cette fois au cœur du récit (là ou elle faisait simplement office d’élément déclencheur dans le premier film), Hélène Giraud et Thomas Szabo épousent le discours qui prédomine dans la majorité de la filmographie de Miyazaki. C’est ainsi que pendant une heure et demie, l’épique de Minuscule : La Vallée des Fourmis Perdues laisse place ici au merveilleux et à la fantasy.

La nouveauté la plus inattendue de Minuscule 2 : Les Mandibules du Bout du Monde, c’est la présence bien plus importante de l’humain (et leur habitat) qui deviennent plus « acteurs » que prétexte, par rapport au premier film. On irait même jusqu’à dire qu’ils en sont pleinement les antagonistes, en étant l’élément perturbateur régulier du récit, allant du simple gag jusqu’à être une menace écologique pour le microcosme des insectes guadeloupéens. Esthétiquement plus abouti que Minuscule : La Vallée des Fourmis Perdues, ce Minuscule 2 est une nouvelle fois le film d’animation familiale par excellence qui émerveillera petits et grands, par sa sensibilité et son dénouement particulièrement surprenant. À voir absolument !

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Synopsis : Quand tombent les premières neiges dans la vallée, il est urgent de préparer ses réserves pour l’hiver. Hélas, durant l’opération, une petite coccinelle se retrouve piégée dans un carton… à destination des Caraïbes !
Une seule solution : reformer l’équipe de choc ! La coccinelle, la fourmi et l’araignée reprennent du service à l’autre bout du monde. Nouveau monde, nouvelles rencontres, nouveaux dangers… Les secours arriveront-ils à temps ?

RÉALISATION : Thomas Szabo et Hélène Giraud
AVEC : Thierry Frémont, Bruno Salomone, Stéphane Coulon, Sarah Cohen-Hadria, Jean-Paul Guyon, Luc Morvan, Jean Nanga, Bô Gaultier de Kermoal…
ORIGINE : France
GENRE : Animation, Aventure
DATE DE SORTIE : 30 janvier 2019

DURÉE : 1h32

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