10ème édition des Hallucinations Collectives : Jour 4

Quatrième journée du festival avec au programme, une séance de rattrapage avec la projection presse de The Limehouse Golem de Juan Carlos Medina qui était diffusé la veille pour le public, une séance dans la thématique La Chambre des Merveilles avec La Sentinelle des Maudits de Michael Winner, une séance de courts-métrages consacrée au réalisateur Bertrand Mandico. et bien évidemment la fameuse soirée anniversaire des 10 ans.

On commence donc par la projection presse de The Limehouse Golem de Juan Carlos Medina. Adapté du livre de Peter Ackroyd, Le Golem de Londres, l’histoire se situe dans le Londres victorien où une série de meurtres laisse à penser qu’une créature des anciens temps -le mythique Golem- est de retour. L’inspecteur Kildare mène l’enquête. Deuxième film du réalisateur franco-espagnol Juan Carlos Medina, qui bien qu’il ait affaire à un film de commande, fait toujours preuve d’un goût prononcer pour l’esthétique. Une fois encore la direction artistique est la qualité essentielle du film. Le style narratif de Juan Carlos Medina, que l’on pouvait voir dans son premier film Insensibles, est toujours présent avec quelques aller et retour temporel, et une révélation finale qui vient chambouler toutes nos idées préconçues. On peut éventuellement reprocher ce dernier point, qui peut-être considéré comme une certaines facilité, mais l’intrigue et son fameux twist à la sauce whodunit étant relativement bien écrite et transposable à n’importe quel personnage, que ça n’entache pas le récit proposé par la scénariste Jane Goldman (Kick-Ass, Kingsman). Certes la bonne mise-en-scène de Juan Carlos Medina y est pour beaucoup, car celui-ci fait preuve d’inventivité dans les moindres détails, notamment dans les scènes de raisonnements «type profiler» où l’image et le son fonctionne en parfaite symbiose. De ce fait, The Limehouse Golem, est pour le moment, le meilleur film de la compétition. Interview de Juan Carlos Medina à venir.

On retourne dans la thématique La Chambre des Merveilles avec La Sentinelle des Maudits de Michael Winner. Surfant sur le créneau des films du bien contre le mal, comme Rosemary’s Baby et L’Exorciste, le pitch raconte l’histoire d’Alison Parker, une jeune et jolie mannequin qui emménage dans un sympathique appartement New Yorkais où d’étranges événements surviennent. Face aux deux ténors précités, La Sentinelle des Maudits fait malheureusement pâle figure, la faute à une intrigue bien trop étirés pour au final ne pas raconter grand chose et des rebondissements bien trop faiblard pour maintenir une tension sur la durée. Même la dernière demi-heure qui relève pourtant le niveau, avec ses vrais «monstres de foire» et quelques bonnes idées de mise en scène et de maquillage, ne sauve pas La Sentinelle des Maudits d’un cruel manque d’ambition. Dommage !

Place maintenant à la séance courts-métrages dédié au travail de Bertrand Mandico. Bien que sa filmographie soit conséquente (une trentaine de court-métrage), seuls 6 courts-métrages sont diffusés : Le Cavalier Bleu, Il dit qu’il est mort, La résurrection des natures mortes, S… Sa… Salam… Salammbô, Notre Dame des Hormones, Depressive Cop. Bien que cette sélection soit supposé proposer un panel assez large de son travail, on a tout de même l’impression d’avoir tout vu de son univers avec un seul court-métrage. Un univers complètement déroutant dans le mauvais sens du terme auquel il est très difficile d’adhérer tellement celui-ci ne propose pas grand chose, si ce n’est rien. Certes on peut relever une certaine qualité esthétique de-ci de-là, mais de là à crier au génie on en est loin, voir très loin. Trop underground, peut-être. Inaccessible, probablement. Hermétique, totalement. A oublier, vite, très vite.

Il est temps maintenant de passer à l’événement à ne pas manquer du festival, la fameuse soirée anniversaire pour fêter la soirée comme il se doit. Pour cette occasion l’équipe des Hallucinations Collectives nous a concocté une recette dont ils ont le secret : un double programme de haute volée dans la plus pur tradition hallucinatoire. En première partie, un savoureux montage de deux heures, avec des extraits de bons films du genre, de séries B, de nanars, de clips-vidéos, etc… Un met de choix complètement barré, fou, bizarre, dérangeant, hilarant, violent, désarmant, surprenant… Bref, indispensable ! Quant à la deuxième partie, nous avons eut le droit à un très beau cadeau, une belle avant-première d’un film tout juste terminé, mais que nous ne pouvons malheureusement pas révéler. En tout cas, il est clair que nous avons été rassasiés comme il se doit.

Rendez-vous demain pour la cinquième journée du festival avec la compétition de courts-métrages, deux rétrospectives, et la suite de la compétition longs-métrages.

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