7ème édition des Hallucinations Collectives : Jour 6

Et voilà c’est déjà le dernier jour de notre festival tant aimé, où les gagnants des deux compétitions (courts-métrages et longs-métrages), désignés par les spectateurs grâce à leurs votes, seront dévoilés.

La première projection matinale nous est présentée, comme à chaque fois, par notre spécialiste du festival Eric Perreti. Au programme, le film Fort Bronx, réalisé par Robert Butler (dans la théma New York, Jungle Urbaine). Un film typique des années 80 avec un scénario prétexte à de nombreuses scènes d’action, et un anti-héros badass qui essaye de sauver sa fille d’un malfrat raciste à tendance pédophile. Seul bémol, le film nous est présenté dans une VF aussi bien interprétée et écrite qu’un épisode de Ken le Survivant, ce qui le fait passer pour un nanar alors que cela n’a pas l’air d’être le cas en VO. Au moins on a bien rigolé ! A redécouvrir en VO donc, ce qui sera difficile car le film est devenu une rareté.

Pour la deuxième séance du jour, nous a été proposé un choix entre deux films : Le Château de la Pureté de Arturo Ripstein ou Paranormal Bad Trip 3D de Frédéric Grousset. Mon choix s’est porté sur le deuxième, du fait que c’était une première mondiale. Choix que je vais vite regretter tellement le film est mauvais en tout point, que ce soit l’histoire, le traitement des personnages, la réalisation et la fin WTF. Un navet qui fait mal (très mal) au cinéma de genre français !

Place maintenant à la projection du dernier film de la compétition, Au Nom du Fils du réalisateur belge Vincent Lannoo, qui nous présente d’ailleurs son film avec sa comédienne principale Astrid Whettnall. Un film qui tape très fort (et sans gants) sur les affaires de pédophilie dans le milieu du culte catholique avec un humour noir acide subtilement placé. Mais pour ma part c’est mon numéro un du festival !

Avant de diffuser le dernier long-métrage du festival (pour moi) et dernier film de la carte blanche à Pascal Laugier, place au court-métrage La Permission de Joyce A Nashawati qui était d’ailleurs présente et qui a introduit son film avec une émotion dans la voix touchante, Pascal Laugier en profite même pour dire au revoir au public et à l’organisation du festival avec un grand merci plus que mérité. Les lumières s’éteignent puis démarre ce dernier court-métrage du festival qui se révèle être un film singulier, très bien réalisé, avec un message fort sur l’acceptation des différences.

Le long-métrage, Ces garçons qui venaient du Brésil de Franklin J. Schaffner (réalisateur de La Planète des Singes) enchaine aussitôt. C’est un film qui j’ai donc vu pour la première fois, et dont je n’avais d’ailleurs jamais entendu parler auparavant. Une bien belle découverte avec un Gregory Peck incarnant un des plus ignobles médecins de l’Histoire, le nazi Josef Mengele et un Laurence Olivier qui incarne un chasseur de nazi. Sous ses ambiances pesante à mi-chemin entre thriller et espionnage, le film nous emmène à plusieurs endroit du globe à la quête du Mal. Une réalisation léchée et une interprétation inébranlable en fait une pépite à découvrir. Merci Pascal pour cette découverte !

Le festival se clos ici pour moi, même si les spectateurs ont la possibilités d’assister à Goal of the Dead que j’ai pu découvrir lors de la projo presse du vendredi matin. Une partie de l’équipe du film étaient d’ailleurs présent pour la présentation, les comédiens Alban Lenoir, Charlie Bruneau et Alexandre Philip. Avant le film fût annoncé les gagnants du festival qui sont donc The Double de Richard Ayoade pour les long-métrages et Middle de Soichi Umezawa pour les courts-métrages.

Pour conclure ce dernier journal de bord, j’aimerais remercier à mon tour toute l’orga du festival pour cette septième édition de toute beauté, emplie de réussite, de rencontre et de découverte. Longue vie et prospérité au festival et à l’année prochaine pour de nouvelles aventures encore plus hallucinantes !

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