8ème édition des Hallucinations Collectives : Jour 4

Quatrième journée des Hallucinations Collectives avec au programme seulement des rétrospectives en plus de la projection presse de Dealer du réalisateur Jean-Luc Herbulot.

TITRE : Siège
RÉALISATION
: Paul Donovan, Maura O’Connell

AVEC : Tom Nardini, Brenda Bazinet, Darel Haeny, Jeff Pustil…
ORIGINE : États-Unis
GENRE : Policier
DURÉE : 1h23
DATE DE SORTIE : 1983

BANDE-ANNONCE
SYNOPSIS : Halifax, Nouvelle Écosse. Alors qu’une grève de la police plonge la ville dans le chaos, les membres d’un groupuscule fasciste assiègent l’appartement d’un couple qui vient de recueillir un homme apeuré. La nuit s’annonce longue…

Pour commencer cette journée, c’est un film rarissime en VO non sous-titrée (mais facilement compréhensible pour les non-anglophones) qui est projeté, Siège de Paul Donovan et Maura O’Connell, qui entre dans le cadre de la thématique Cabinet de Curiosités. Un film dans la veine d’Assault de John Carpenter mais avec un scénario bien plus simpliste, voire même improbable sur certaines situations, valant quelques instants de franche rigolade. Le film prend en revanche une situation bien réelle pour mieux s’y ancrer, celle de la grève de la police d’Halifax en 1981. Le résultat final est un film sympathique où l’on voit des homophobes se faire prendre une bien belle leçon de savoir-vivre par des jeunes qu’ils ont bien trop rapidement sous-estimés. Homophobe 0 – Morale éthique 1. D’ailleurs, on le conseille fortement à la Manif pour Tous !

TITRE : Femina Ridens
RÉALISATION
: Piero Schivazappa

AVEC : Philippe Leroy, Dagmar Lassander, Lorenza Guerrieri, Varo Soleri, Maria Cumani Quasimodo, Mirella Pamphili…
ORIGINE : Italie
GENRE : Drame, Érotique
DURÉE : 1h28
DATE DE SORTIE : 1969

BANDE-ANNONCE
SYNOPSIS : Le Dr. Sayer, dirigeant d’une importante organisation caritative, se voyant réclamer des documents par une jeune journaliste, lui propose de venir les récupérer à son domicile. Le caractère dominateur et misogyne du bon docteur va bientôt se révéler dans toute son ampleur.

Retour maintenant à la thématique, Italie, Mère de tous les Bis… avec le film Femina Ridens de Piero Schivazappa. Un métrage érotico-psychédélique où l’on assiste à un duel sadomasochiste entre un homme et une femme ou la misogynie contre la supposée misandrie. Un film déstabilisant qui au départ peut paraître assez abject mais qui au final révèle son lot de surprises et de coups de théâtre. Une surprise inattendue sous le signe du girl power !

Pour finir cette journée c’est une thématique consacrée à la Japanime qui aura vu foule dans la salle de projection, ce qui fait bien plaisir. Pour présenter cette soirée, l’équipe du Festival a invité Marc Aguesse du site Catsuka. Rien de tel qu’un passionné pour parler de ces quatre films (deux courts-métrages et deux longs-métrages).

TITRE : Jin-Roh
RÉALISATION
: Hiroyuki Okiura

AVEC : Yoshikazu Fujiki, Sumi Mutoh, Yukihiro Yoshida, Yoshikatsu Fujiki…
ORIGINE : Japon
GENRE : Animation, Science-fiction
DURÉE : 1h40
DATE DE SORTIE : 17 novembre 1999

BANDE-ANNONCE
SYNOPSIS : Dans un Tokyo uchronique des années 50, le suicide d’une jeune kamikaze appartenant à une organisation terroriste appelée « la Secte » sème le chaos dans la tête d’un soldat d’une unité d’élite.

Premier court-métrage de cette thématique, The Portrait Studio de Takashi Nakamura. Un film poétique sur un photographe qui use de plusieurs subterfuges afin d’obtenir un sourire d’une jeune fille au caractère bien trempé pour réaliser ses clichés. Le court-métrage de 17 minutes dresse en toile de fond un parcours de l’histoire houleuse japonaise du XXième siècle. Tendre et efficace. Place maintenant à un des monuments du cinéma d’animation japonais, le magnifique Jin-Roh de Hiroyuki Okiura. Une œuvre sombre et mélancolique, extrêmement riche dans son écriture, grâce au talent de son scénariste Mamoru Oshii à qui l’on doit entre autre Avalon et Ghost in the Shell. Un film traitant d’amour et de contre-espionnage avec une beauté déconcertante, toujours aussi bouleversant.

TITRE : Perfect Blue
RÉALISATION
: Satoshi Kon

AVEC : Junko Iwao, Rica Matsumoto, Shinpachi Tsuji, Masaaki Ôkura, Yôsuke Akimoto, Yoku Shioya, Hideyuki Hori…
ORIGINE : Japon
GENRE : Animation, Thriller
DURÉE : 1h21
DATE DE SORTIE : 8 septembre 1999
BANDE-ANNONCE
SYNOPSIS : Mima est une icône pop, membre d’un « girls’ band » à succès. Quand elle décide de quitter le groupe pour devenir vedette d’une série télévisée, ses fans se désolent. Aussitôt, sa vie tourne au cauchemar. Elle reçoit des messages menaçants sur Internet et d’inquiétants événements entourent Mima et ses proches : des hallucinations, des menaces et pire encore… des meurtres.

Le deuxième court-métrage présenté dans la thématique est un film totalement kawaii, Sonny Boy & Dewdrop Girl de Hiroyasu Ishida. Un film avec un visuel moderne, peuplé d’oiseaux et de petits cœurs, mignon et drôle à la fois. De quoi avoir la banane et respirer un bon coup avant le dernier film de la soirée, qui propose une ambiance radicalement différente, ce qui est peu dire. Ce fameux film étant le thriller Perfect Blue de Satoshi Kon, le film qui a très largement inspiré Darren Aronofsky pour son Black Swan. Un film complexe où rêve, fiction et réalité ne tiennent qu’à un fil. Grâce à un montage particulièrement inspiré et efficace, le métrage déstabilise les repères du spectateur pour mieux jouer avec lui. Un film qui colle d’ailleurs très bien à la thématique italienne du festival, tellement les références au giallo sont nombreuses, Dario Argento en principale ligne de mire. De quoi bien cogiter des heures durant après la séance.

Le festival revient bien évidemment demain avec un programme très chargé, la compétition des courts-métrages, l’arrivée de Christophe Gans sur le festival pour sa carte blanche, la suite de la compétition longs-métrages avec deux films et un porno gay (oui oui) pour clôturer la journée sur une note interdite aux moins de 18 ans.

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