9ème édition des Hallucinations Collectives : Jour 7

Septième et dernier jour du festival avec deux interviews (Lucile Hadzihalilovic et Joyce A. Nashawati) et deux longs-métrages ainsi que la diffusion du court-métrage gagnant.

Dernier film, de la carte blanche à Lucile Hadzihalilovic (probablement la meilleure carte blanche de l’histoire du festival) avec Prison de Cristal de Agustí Villaronga. Une production espagnole inattendue sous forme de huit-clos, où un ancien tortionnaire nazi paralysé suite à une tentative de suicide se trouve cette fois-ci face à un autre tortionnaire qu’il a lui même engendré. Avec une ambiance glaçante et réaliste, le premier long-métrage d’Agustí Villaronga est un film choc qui privilégie la tension plutôt que des images gores et violentes. Un choix logique vu l’impact que provoque la mise en scène lente et l’investissement des comédiens. Le réalisateur réussi avec talent à mettre en image la transmission du mal sans franchir la ligne du sadomasochisme gratuit. Convaincant.

Avant de terminer cette 9ème édition du festival, l’heure est venue d’annoncer les grands gagnant du festival. Quatre prix au total, deux pour chaque compétitions, courts-métrages et longs-métrages. Sans plus tarder voici les quatre gagnants de la compétition :

  • Men & Chicken de Anders Thomas Jensen, grand prix de la compétition longs-métrages.
  • Green Room de Jeremy Saulnier, prix du jury Petit Bulletin longs-métrages.
  • The Pride of Strathmoor de Einar Baldvin, grand prix de la compétition courts-métrages.
  • Manoman de Simon Cartwright, prix du jury lycéen courts-métrages.

Juste avant le film de clôture, The Pride of Strathmoor de Einar Baldvin nous est donc rediffusé, même si ce court-métrage n’était pas mon choix à la fin de la compétition, il possède des qualités indéniables essentiellement visuelles. Graphiquement expressionniste, ce film d’animation nous fait entré dans la psyché paranoïaque d’un pasteur raciste de Strathmoor, dans l’État de Géorgie en 1927. Un étrange voyage provoquant le malaise.

Place maintenant au film de clôture, ma dernière grosse attente du festival avec High-Rise de Ben Wheatley. Une bande-annonce énigmatique, un casting de très haute volée, il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité. Mais la chute fût immense. Au final, le film ne propose qu’une gigantesque bande-démo luxueuse de la part de son réalisateur. Il sait qu’il a du talent et il le montre, mais au delà du panel immense de la mise en scène et de son casting 4 étoiles qui font bien plus que le boulot, il ne reste que le vide d’un scénario prétexte à enchainer les séquences sans aucune cohésion. Très grosse déception.

Retour à la réalité, la 9ème édition du festival est maintenant terminée, vivement l’année prochaine pour retourner en terre hallucinée.

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