Quarxx

Au-delà de notre habituel marathon filmique, le festival Hallucination Collectives nous donne souvent l’occasion de rencontrer différents cinéastes francophones qui viennent présenter et défendre leurs films durant la fameuse compétition. Cette année, c’est au tour du réalisateur Quarxx et son premier long-métrage : Tous Les Dieux Du Ciel d’être sous le feu des projecteurs. Une proposition forte et singulière et l’un de nos coups de cœur de cette 12ème édition du festival. Un entretien passionnant qui nous a permis d’en savoir un peu plus sur son film et sur son parcours. Attention toutefois, certaines réponses lèvent le voile sur certaines intrigues du film. 


Pour commencer cette interview, peux-tu nous présenter ton parcours ?

J’ai un parcours assez atypique. J’ai commencé par la photographie en travaillant à Los Angeles. J’ai d’ailleurs fait mes études de cinéma là-bas, à UCLA. Mais je t’avoue que je n’étais pas très enclin aux études, je préférais faire la fête. Ce n’est donc pas là-bas que j’ai appris mon métier, mais plutôt après en faisaient différentes choses. J’ai commencé à prendre des photos des kids sur des terrains de base-ball à travers les États-Unis. Car je voulais m’éduquer l’œil, en travaillant sur le cadre et l’image. Par la suite, j’ai travaillé dans une approche plus artistique de la photo et c’est également à partir de là que j’ai commencé à peindre. J’ai démarré une carrière d’artiste peintre qui a duré quinze ans, car ça a très bien marché pour moi. J’ai pu exposer à Los Angeles, à Singapour. Ensuite, je suis parti vivre en Indonésie où je suis rentré full-time dans la peinture et la photographie de mode. J’ai également pu devenir comédien là-bas, notamment en jouant pendant deux ans dans une sitcom indonésienne. Ensuite je suis rentré sur Paris, dans le but de concrétiser mon envie de devenir réalisateur. En fait, je ne voulais pas sauter directement dans le métier. Surtout qu’à l’université les gars avaient à peine quinze ans et se la pétaient grave en se prenant pour Spielberg. Alors que moi, je voulais avoir un bagage derrière moi.

En rentrant en France au début des années 2000, j’ai enchaîné en faisant des courts-métrages à fond. Je faisais tout en auto-prod, car je voulais me faire plaisir, sans aucune contingence ou obligation, pour apprendre le métier. J’ai fait cinq ou six films comme ça tout en continuant en parallèle ma carrière d’artiste peintre. Ce qui a d’ailleurs très bien marché à Paris, car j’avais un très bon contrat exclusif avec une galerie de Paris. Tout ça m’a permis de ne pas avoir besoin d’un job alimentaire et de mon concentrer sur mon envie ultime de pouvoir faire de l’écriture et de la réalisation. Petit à petit, de court en cours, tu te professionnalises, tu essaies de passer une étape à chaque fois. Et en 2008, j’ai eu mon premier projet de long-métrage qui était dans le cadre des French Frayeurs. C’était sur un film qui s’appelait Marginal Tango avec un bon casting : Thierry Frémont, Zoé Félix, Jean-Luc Lahaye, Arsène Mosca, Linda Hardy… Et à trois semaines du tournage, le film s’est arrêté. Presque deux ans de boulot foutus en l’air ! Mais cela m’a appris les erreurs qu’il ne fallait plus que je refasse et cela m’a permis de rencontrer Thierry Frémont, qui est devenu un super pote. J’ai donc beaucoup appris de cet échec. Mais j’étais quand même tellement dégoutté que j’ai voulu tout arrêter.

J’ai finalement rebondi en faisant une trilogie de courts-métrages autour d’un groupe de losers qui essaye de faire des films et qui n’y arrivent jamais, c’était assez autobiographique. C’est à partir de là que ça a commencé à bien marcher, car on a eu un demi-million de vues sur Dailymotion. J’ai poursuivi avec un court qui s’appelait Nuit Noire et qui m’a valu une petite reconnaissance internationale, bien que je l’aie fait avec les moyens du bord car on n’avait pas de thunes. C’est donc ce film qui m’a permis d’avoir un petit coup de projecteur, car on a remporté pas mal de festivals aux États-Unis. Et ensuite est venu l’écriture d’Un Ciel Bleu Presque Parfait qui, dès le départ devait être un long-métrage. Mais que je n’arrivais pas à trouver le budget nécessaire, j’ai réduit donc réduire le format du film pour en faire un court-métrage. Ce film est devenu ma « carte de visite dorée », afin de prouver que je pouvais faire les choses sérieusement en travaillant au maximum la direction artistique. Les choses ont explosé à partir de là, car le film a été vu dans plus d’une centaine de festivals, il à gagné de nombreux grand-prix. Mais surtout on faisait le pont entre des festivals très généralistes comme Sundance ou Clermont-Ferrand et d’autres festivals très ciblés « genres » comme Screenfest ou Fantasia. Ce qui m’a fait plaisir c’est qu’on a pu réunir différents publics et on a également pu faire quelques des chaînes TV, comme TF1, France TV et Canal+. Cela m’a foutu un énorme coup de boost, et j’ai tout de suite été contacté par Canal+ qui m’a demandé quels étaient mes projets. Je leur ai donc parlé de mon projet de long-métrage. Ciné+ est vite rentré dans le projet et a fait un pré-achat, puis j’ai rencontré François Cognard et Vincent Brançon, et c’était parti pour le film.

Concernant Un Ciel Bleu Presque Parfait, qu’est-ce que tu as sacrifié du scénario du long-métrage pour en faire un court ?

Je ne le voyais pas comme un sacrifice. Car finalement j’ai coupé tout ce qui était lumineux et dans le domaine du sentiment, notamment le personnage de la petite-fille. J’ai fait de la noirceur pure. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. J’aurais peut-être dû faire l’inverse pour rassurer les gens, mais finalement ça a marché comme ça. En fait, j’ai vu ça comme une étape plutôt qu’un sacrifice.

D’ailleurs, comment t’est venue l’idée du film ?

Elle m’est venue en 2012, quand je travaillais à la Réunion sur une expo photo sur la mort. J’ai eu accès à une morgue, car la femme d’une de mes meilleures amis était anatomopathologiste. J’ai donc été confronté pour la première fois à des cadavres. Parmi eux, il y avait une jeune femme qui était allongée sur la table de dissection. J’ai demandé à mon pote, qu’elle était son histoire et ce qu’elle m’a raconté était assez incroyable. C’était une femme qui avait été trouvée chez son frère, trois semaines après sa mort. Son frère n’acceptant sa mort, c’est occupé d’elle comme si elle était en vie. Il la douchait, lui faisait regarder la TV, la faisait manger, il la promenait dans le jardin dans une chaise roulante. Je crois ensuite que c’est les voisins qui ont prévenu les autorités, à cause des odeurs. On lui a donc logiquement retiré le cadavre et il est devenu fou ensuite. Il n’acceptait pas de laisser partir sa sœur. J’ai donc réinventé cette histoire entre ce frère et cette sœur, tellement cela m’a marqué.

Pourquoi as-tu conçu ta narration de façon éclatée et déchronologique ?

Je n’avais aucun but précis ou de « recette de cuisine », bien que je savais très bien où je voulais aller. Je n’ai réfléchi à aucune problématique entre les genres. Ma seule prérogative était de raconter mon histoire. Le flash-back de début, avec l’accident, s’est imposé à moi. Car je voulais que le spectateur identifie très vite le problème et le mettre dans une situation de malaise assez rapidement, comme pour le mettre dans la peau d’Estelle [NDLR : interprété par Mélanie Gaydos].

Comment s’est passé ta rencontre et le travail avec Jean-Luc Couchard et Mélanie Gaydos ?

En phase de préproduction du court-métrage, mon producteur m’a demandé qui je souhaitais pour le rôle principal, j’ai dit instinctivement Jean-Luc Couchard. Jean-Luc à fait beaucoup de comédies et quelques films plus profond comme Calvaire ou Dead Man Talking. J’ai donc eu envie de le prendre à contre-emploi par rapport aux comédies populaires, où il était habitué. Je l’ai donc rencontré et on a commencé à travailler ensemble. On s’est donc rapidement très bien entendu, car il comprenait rapidement mes intentions. Il a d’ailleurs énormément aimé le scénario et s’est impliqué totalement dans le tournage, comme peu d’acteurs peuvent le faire.

Quant à Mélanie, ça été beaucoup plus compliqué. D’autant plus que j’étais parti du principe que si je ne trouvais pas la bonne comédienne, je ne ferais pas le film. J’étais assez borné et ça à durée un an et demi. Le film était donc en stand-by car je n’avais pas encore trouvé LA comédienne. Je suis allé dans beaucoup d’hôpitaux, j’ai fait les sections des grands brûlés, des gens qui avaient des mutations génétiques, les anorexiques. J’ai vu beaucoup de personnes très touchantes, dans des situations très difficiles, mais à chaque fois et pour plein de raisons, ça ne marchait pas. Je commençais sérieusement à désespérer, car je refusais de prendre une comédienne lambda et de devoir la grimer. J’avais peur qu’il y ait un côté non viscéral, si je faisais ça. Je voulais absolument que le spectateur s’identifie à elle, dès les premières images. Je ne voulais pas que ça sonne faux. C’était donc hyper important. Au bout d’un an et demi de désespoir, je tombe sur la interview de Mélanie qui racontait son parcours, les problèmes liés à sa maladie génétique et comment cela a changé sa vie, pour le mieux au final. C’est devenu la personne qu’elle est, à savoir une mannequin très reconnue. Elle a tourné dans des clips de Rammstein et de Die Antwoord, elle a plus de deux cent mille followers sur Instagram, elle marche très bien, elle bosse non stop. Elle a notamment défilé pour Karl Lagerfeld et Jean-Paul Gaultier. Suite à mon court-métrage, Hollywood l’a appelée pour le dernier Insidious. Quand je l’ai rencontrée, elle n’avait jamais fait de cinéma et ce n’était d’ailleurs pas son truc, elle avait même refusé plusieurs propositions. Avec cette interview, j’ai donc découvert cette petite femme toute fragile, car on a vraiment l’impression qu’elle allait se casser en deux si on la touchait. J’étais angoissé rien qu’à l’idée de lui proposer un rôle super-compliqué. Surtout que quand c’est que des mots, tu peux voir des images mentales qui sont bien plus compliquées que ce que je voulais mettre en images. Je me suis dit que ça allait être chaud, et en même temps au fond de moi, je suis persuadé que si elle me dit non, le film s’arrête avec un point définitif. Je savais que je ne trouverais personne de mieux qu’elle. Du coup, je cherche à la contacter sur internet, car elle n’a pas d’agent. Je trouve finalement son mail et je lui écris le mail le plus convaincant possible en craignant qu’elle me jette mon scénario à la gueule, et que je finisse en grande dépression. Deux heures plus tard elle m’appelle au téléphone, en m’attendant au pire et elle me dit que c’est exactement ce qu’elle attendait pour commencer à faire du cinéma. Elle voulait un vrai challenge, quelque chose qui la sorte de sa zone de confort. J’étais fou de joie. Elle est ensuite venue à Paris, on a commencé les répétitions et c’était fantastique. C’était un vrai bonheur de bosser avec elle, bien que le tournage était très difficile. Notamment, les scènes sous-marines. Car elle a des tympans hypers fragiles et qu’elle devait descendre à trois mètres de profondeur sans bouteille d’oxygène. Elle n’a jamais lâché l’affaire. Avec le recul ce binôme Jean-Luc Couchard et Mélanie Gaydos, autant improbable soit-il, il fonctionne très bien pour moi. C’est donc à la fois un mélange de recherche, de travail et de chance.

Ton film semble très référencé, notamment de par ce lieu reculé qui peut évoquer des films comme Calvaire ou Massacre à la Tronçonneuse. Est-ce qu’il s’agissait de références volontaires ?

Tu me fais beaucoup de peine, en me disant ça. Car tous les courts-métrages que j’ai faits, sauf Nuit Noire, étaient hypers référentiels. Ils étaient fans-boy à mort, avec plein de clins d’œil à des réalisateurs, des films et des séquences que j’ai aimés. Alors qu’avec l’écriture d’Un Ciel Bleu Presque Parfait, je me suis que j’allais faire fi de tout ça et de faire un film plus personnel possible, sans aucune influence. Mais évidemment on est un pur produit de ses influences, même quand on essaye de s’en dissocier. C’est à l’état d’inconscient. J’avais d’ailleurs écrit une scène, qu’on a tournée, mais une fois monté, j’ai dû la couper. Car je me suis rendu compte que c’était plan par plan, la même scène qui a été tourné dans Bernie de Dupontel. C’était exactement pareil. À l’époque, j’avais beaucoup aimé cette scène et inconsciemment je l’ai ressorti. Comme tu dis, on peut toujours voir des références à tout. Quand on voit une maison isolée, tu peux voir plein de références à cela. Mais pour moi, je ne pensais à rien du tout quand j’ai écrit ça. Sauf une scène, ou je dois bien le dire j’ai faits une référence. Il s’agit de la scène de l’opération alien. On avait très peu de temps pour la tourner, je crois que c’était moins d’une journée, j’ai donc pris en référence la scène d’autopsie alien dans Fire in the Sky [NDLR : Visiteurs Extraterrestres en VF] de Robert Lieberman. Au-delà de ça, j’ai vraiment essayé de ne pas avoir de références ou de ne pas penser à certains films ou réalisateurs, et de rester sur ma ligne conductrice qui est d’écrire mon histoire.

Les aspects cosmogoniques et métaphysiques étaient-ils présents dès le départ ?

C’était écrit dans le scénario comme un chapitre. La jonction Terre-Soleil était une échappatoire pour la personnage principale, car il souhaite s’élever et aller ailleurs. Ces scènes sont comme des respirations célestes en fait. Le plan final, qui est un plan sur l’espace, laisse la porte ouverte aux spectateurs.

Tu viens d’évoquer la rédemption, c’est justement pour moi un film qui parle de cela ainsi que du pardon mutuel. C’est quelque chose que tu valides .

Absolument. Car je ne voulais pas de fin manichéenne. Ceci dit dans la première version, il y avait une fin beaucoup plus tranché. Après avoir tourné le court-métrage et que je me suis mis à la réécriture du long-métrage, j’ai ouvert cette fin sur une rédemption qui me paraissait beaucoup plus intéressante avec un échange de pouvoir. Il y a un petit côté lune de fiel, avec ce retournement de situation et cette sœur qui reprend sa vie en main et reprend le contrôle sur son frère. C’était pour moi évident de mettre ce côté vengeur où on se dit qu’elle peut le tuer. Mais je n’ai pas pris cette direction, car pour moi c’est beaucoup plus fort d’insuffler cette volonté de pardon. 

Concernant la révélation sur l’identité de la petite-fille m’a désorienté, comme si cela n’avait pas été totalement développé. J’ai eu comme l’impression qu’il manquait une scène, car on ne la voit plus ensuite. Est-ce que tu as voulu laisser l’interprétation ouverte ?

Je peux comprendre ton ressenti. Tout d’abord, je dois dire que mes producteurs m’ont laissé une totale liberté sur le film. Ils m’ont accompagné d’A jusqu’à Z et ils m’ont également laissé le final cut. On a certes eu des discussions, parfois houleuse, mais ils m’ont toujours laissé la possibilité de décider. Pour un premier film aussi compliqué à mettre en place, ils ont été très cools. La seule fois où ils m’ont juste mis une certaine pression, c’est justement cette scène au commissariat avec cette petite-fille. Je voulais la développer davantage, et eux me disaient que ce n’était pas l’histoire du film. Ils voulaient même couper avant cette révélation. Or, je trouvais que cela apportait une strate supplémentaire un peu sombre à l’intrigue et à ce personnage de jeune fille qui, sans être véritablement toxique, est probablement une enfant kidnappée. Je voulais qu’elle ait ce destin tragique pour qu’il soit mis en parallèle avec le destin d’Estelle. C’est au final ce qui les rapproche, car elles sont, en quelque sorte, toutes les deux emprisonnées. Pour elle, c’est vraiment un miroir de sa propre expérience. J’ai donc vraiment tenu le cap contre mes producteurs, mais sans pouvoir développer davantage, et ce en raison de contingences de production. J’ai donc dû parfois faire des choix sur ce que je devais dire et développer.

On a l’impression qu’au travers de la relation des deux personnages féminins, le frère veut faire rattraper à sa sœur une amitié d’enfance qu’elle n’a jamais connue…

Oui et non, car il l’amène d’abord contraint et forcé. Car la petite-fille insiste énormément. Au bout d’un moment, il se dit : « pourquoi pas ». Le personnage du frère, je le vois comme un « bon mec ». Mais encore une fois, ce n’est pas un personnage manichéen. C’est à la fois une ordure, mais c’est également à la fois un mec qui veut faire les choses bien. De par sa souffrance et son remords qui l’ont complètement rongé jusqu’à la folie, il n’arrive plus à s’occuper de sa sœur d’une façon responsable. Le fait qu’il paie un gigolo pour faire l’amour avec elle, c’est vraiment un viol en vérité, mais pour lui c’est comme un cadeau qu’il fait à sa sœur. Tout ce qu’il fait est à côté de la plaque. Il lui fait du mal tout en voulant lui faire du bien.

Je reviens un instant sur ton parcours en tant que peintre et photographe. On voit énormément de plans dans le film qui repose sur la direction artistique, notamment certains plans d’effets spéciaux. J’imagine que ton expérience a été une manne pour créer cet univers.

Bien sûr. J’ai énormément bossé en amont sur la direction artistique, je voulais filmer le laid de façon très belle. Je voulais magnifier la douleur, la peine, la solitude et le sale. Avec la collaboration de mon chef op, le talentueux Antoine Carpentier, je me suis servi de mon bagage d’artiste peintre pour créer des « tableaux » pour que le film soit le plus beau possible.

Est-ce que tu valides le terme « surréaliste » comme la définition de ton cinéma ?

Absolument. En partie, pas que, mais j’adore quand tout n’est pas justifié tout le temps. Pour moi, tout n’est pas à comprendre. Parfois tu peux faire ce que tu veux, si c’est de bon ton et que ça marche à ce moment-là. On me parle souvent de ce poulpe qui tombe de nulle-part. Alors est-ce que c’est vrai ou pas ? Il y a tout de même une sorte de réalité physique, car il l’apporte tout de même à dîner pour l’anniversaire de sa sœur. Pour moi, ça ne l’est pas évidemment, car c’est du cadre du fantasmé. C’est donc bien une scène surréaliste. J’adore ça, et je pense que j’aurais pu aller encore plus loin. Ça donne pour moi, un bon goût à l’œuvre.


Interview réalisée à Lyon le 19 avril 2019. Nous remercions toute l’équipe du Comoedia et du festival Hallucinations Collectives pour avoir rendu possible cette interview, ainsi que le journaliste Guillaume Gas de Courte Focale dont certaines questions ont été reprises.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.